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poya

À un peu plus de deux heures de route de Nouméa, Poya est un village d’exception. En effet, c’est le seul du pays à être partagé administrativement entre les provinces Sud et Nord.

Cette commune vit du nickel et de l'agriculture, notamment de l'élevage de cerfs, de cultures diverses et de fermes aquacoles. Elle représente l’image typique de la brousse rurale et authentique.
 
Ici, les amoureux de la chasse trouveront leur bonheur en allant traquer le trophée en pleine nature pour ramener du gadin (cerf en langue locale !) ou du cochon sauvage. Et ceux qui préfèrent la mer traverseront le pont en fer enjambant la Moindah (datant de la présence américaine de 1942 à 1945), pour continuer sur la route de Beaupré, jalonnée de zones d’élevages et d’aquaculture, qui conduit le promeneur en bord de mer. L’îlot Contrariété, situé à un quart d’heure du quai du village, mérite aussi le détour. À découvrir également, l’église catholique Sainte Jeanne-d’Arc (dans le village) et son chemin de croix de 14 stations (peintures liturgiques), ainsi qu'un immense tableau du Christ, le tout réalisé par une artiste de l'École des Beaux Arts de Paris.

Cette grande commune est composée de diverses ethnies et les lieux d’habitations y sont très éparpillés. Ainsi, ses six tribus : Gohapin, Montfaoué, Nékliai, Netéa, Ouendji et Népou, sont assez éloignées du centre.
Pensez à vous arrêter à la table de Reine Pourudeu, à côté de la tribu de Nétéa, où cette dernière a transformé un bivouac de chasseur en un agréable site d’accueil et de partage.

En quittant le village vers le Nord, sur le chemin somptueux de Gohapin bordé de grandes roches noires, une route part sur la droite vers les grottes d'Adio dont l’accès se raréfie pour raison de sécurité.
À la tribu de Gohapin, des randonnées sont possibles avec des guides formés. La région est superbe et recèle des pétroglyphes dont la signification et l'origine restent mystérieuses, notamment vers Montfaoué.

En reprenant la route vers le Nord, les cols se succèdent jusqu'à l'embranchement de la route de Népoui, qui dépend aussi de Poya. Et depuis le col de Nékoro, on peut apercevoir le château Escande de Muéo, qui dépend d’une propriété privée.
Et enfin, le village de Népoui qui doit son existence à la proximité de la mine SLN de Népoui-Kopéto qui culmine à plus de 1 000 m d'altitude (la plus haute mine en exploitation du pays). Depuis la route, on aperçoit le massif au fond à droite, et une route en terre rouge relie le site minier au bord de mer.