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ouegoa

Nichée dans la chaîne, entre les côtes Est et Ouest, Ouégoa est un village pittoresque qui vit de l'agriculture et de l’élevage, mais surtout de la banane, comme Pouébo. Un fruit étroitement associé à ces deux localités qui la cultivent et la bonifient dans leurs deux mûrisseries avant l'expédition vers le marché de Nouméa.

À Ouégoa coule également le seul fleuve de Nouvelle-Calédonie, le Diahot. Son embouchure est majestueuse et apaisante. En y naviguant lors d’excursions organisées, on prend le temps de vivre et d'admirer ce paysage singulier. L’ocre et le rose des mines, la végétation luxuriante des rives, les vues sur la mer. Pour les randonneurs, plusieurs sites permettent d’avoir de superbes points de vue vers l'îlot Pam et, plus loin, l'île Balabio.
 
Ici, l’ambiance est 200 % authentique. Pas de chichis dans ce village qui réunit plusieurs communautés qui n’y ont pas toujours eu la vie facile. Car, à la fin du XIXe siècle, Ouégoa était le village minier le plus important du pays. Des pionniers venaient y chercher de l'or, notamment sur la mine de Fern Hill, mais c'est du cuivre qu'ils découvrirent.

Une histoire à la fois passionnante, rude et pénible s'est ainsi déroulée sur les berges du Diahot. Sur la rive gauche, on extrayait le minerai de cuivre à la mine Pilou, puis des chalands traversaient le fleuve jusqu'à Pam, où une usine transformait le minerai en métal, jusqu'en 1905. Aujourd'hui, il ne reste de tout cela que des vestiges enfouis sous une végétation qui a repris ses droits.