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Habitat originel de la terre calédonienne, la case kanak oscille entre réalités pratiques et concepts mystiques. Traditionnellement, la grande case de la chefferie, est une œuvre commune conçue par le groupe entier, pour le chef. Car la maison est un être vivant qui doit être respecté et protégé. Elle est habitée par des présences invisibles, des ancêtres garants de la pérennité du groupe, et a un lien fort avec le cosmos.

C'est pourquoi n'y pénètre pas qui veut. Historiquement, elle est ainsi interdite aux femmes et aux enfants. Elle accueille les fêtes coutumières et s'affirme avant tout comme un lieu de palabre. On n'en approche pas sans adopter le code de respect et passer par des intermédiaires selon la hiérarchie et la parenté. Et même si cet habitat protocolaire permet au grand chef d'y dormir ou d'y passer la journée, ce dernier vit dans sa propre case, juste à côté.

À l’intérieur, le haut et le bas affirment une distinction de statut. Les sols et les murs étant l'étage des vivants. Et le toit et les combles celui des morts et des esprits. Autre élément indispensable : le feu qui préserve l'ossature et les autres végétaux du pourrissement, mais aussi des termites et des moustiques et qui apporte naturellement la chaleur et la lumière.

Et à son faîte, une flèche posée par l'oncle utérin sur l'aiguille de laquelle (l'extrémité) est plantée une conque (toutoute) qui contient des herbes magiques et qui est destinée à diffuser la parole de la chefferie.