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metissage

Avec la colonisation, les mariages interethniques entre kanak et européens furent fréquents, en particulier dans un Nord éloigné de tout, où les colons étaient bien plus souvent des hommes que des femmes, du fait de leur origine pénale ou plus généralement de la rudesse des conditions de vie.

Avec la construction du pays, et l’essor de la mine dans les années 1880, diverses communautés asiatiques furent "importées" pour travailler aux tâches les plus dures sur mine ou sur d’autres gros chantiers. C’est ainsi que de nombreux Vietnamiens, Indonésiens et Japonais sont venus mêler leur sang à celui des Kanak comme à celui des pionniers européens.

Aujourd’hui, on retrouve une population très métissée en province nord, où la couleur de la peau se décline du plus clair au plus foncé, parfois au sein d’une même famille !

Et ce métissage, ciment d’une identité commune encore en construction, est aussi culturel : Kanak et "caldoches" se retrouveront volontiers pour danser sur une valse tahitienne jouée au ukulélé, déguster un bami ou un porc au sucre ; la musique kaneka empruntera sans vergogne quelques accords de guitare country, et tout le monde se retrouvera pour le grand rodéo de la Foire de Koumac !