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De Poya à Voh : Terre authentique

Sur les flancs nord-ouest de la Grande Terre, s’exprime une culture western teintée d’insolites accents calédoniens. Entre Poya et Voh, les cow-boys du caillou convient les visiteurs à d’exceptionnelles aventures. Fervents protecteurs de leur patrimoine, ils sont un formidable modèle d’accueil authentique. Rencontre avec des Hommes, une Culture, une Terre...

Poya, authentique Coeur Western

tour-nouvelle-caledonie-cote-ouest-betailDe grandes plaines, des troupeaux de chevaux broutant l’herbe humide et la douce moiteur ambiante, sont les paysages familiers du nord-ouest de la Nouvelle Calédonie.

S’il est fréquent de les avoir admirés, plus rares sont ceux qui se sont lancés à la rencontre de ses grands propriétaires terriens. Pourtant, certains ouvrent les portes de leurs maisons – gîtes et couverts – et offrent d’inoubliables escapades broussardes.

Celle-ci commence au petit matin, sur une propriété de plusieurs centaines d’hectares, bordée par la mangrove.
La station compte près de 150 têtes de bétail qui doivent être déplacées vers de nouveaux pâturages. Les convives ont été invités à la chevauchée qui guidera le troupeau vers des herbes nouvelles.

Vêtus de chemises à manches longues, jeans, bottes et chapeaux de feutre, plusieurs stock-men semblant tout droit venus du Far West américain, se sont réunis pour prêter main forte au propriétaire.

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Bercés par le galop des chevaux depuis leur plus tendre enfance, les cow-boys du caillou mènent leur monture avec force et précision. Après avoir cavalé dans les plaines et rejoint la savane de niaoulis, l’équipée encercle subrepticement le bétail épars aux abords de la mangrove.

Alors, les fouets entament une véritable chorégraphie, rythmée par les onomatopées des stock-men. Même le plus redoutable des brahmans finit par se plier aux assauts du cheval, qui lui ferme le passage et le contraint à suivre le troupeau.

Une bête plus éloignée est docilement ramenée par un cavalier au cours d’une échappée rapide hors du cercle. Aussi claquant que des coups de feu qui résonnent, les fouets dansent.

L’équipée se resserre autour du bétail et avance dorénavant au même trot, bien que chahutée par des centaines de moustiques aux dards perçant comme des aiguilles !

Grâce et puissance émanent de ces forces de la Nature, qu’observent en retrait les apprentis broussards. Sur les recommandations de leur hôte, ils se contentent de fermer la marche en renfort des derniers stock-men de l’expédition.

Lorsque le bétail a rejoint ses nouvelles contrées, la balade équestre se poursuit avec la visite des creeks de la propriété. Chevaux et cavaliers savourent les éclaboussures fraîches du galop dans le cours d’eau.

Et lorsque les journées se clôturent à la lueur du feu de camp, et au son du yukulélé, on ne sait plus très bien, si l’on se trouve sur une île française du Pacifique, au Texas, ou dans le « Bush » australien...

Pouembout, authentique Coeur de chasseur

tour-nouvelle-caledonie-cote-ouest-chasse-cerfL’escapade se poursuit, à Pouembout, à la découverte d’une autre facette du coeur broussard de la côte-ouest.

A l’aube, encore engourdis par la brume, les amateurs de chasse aux cerfs s’apprêtent à se mesurer au tireur plus aguerri qui les accueille chez lui. Dans leur tenue de camouflage et armés d’une « 270 » reluisante, les chasseurs en herbe se laissent doucement gagnés par l’adrénaline, tandis que l’hôte affiche un plaisir non feint en rappelant les règles de sécurité.

A l’affût d’un craquement de branche, d’un fumet animal, ou d’une trace de sabot, chacun se faufile silencieusement dans la savane de gaïacs.

Si certains se laisseraient volontiers distraire par le cri d’une perruche cornue venue s’aventurer au-delà de la chaîne, ou par le vol menaçant d’un émouchet bleu prêt à fondre sur sa proie, d’autres se prennent au jeu du traqueur, et semblent s’être évanouis derrière un bosquet feuillu pour mieux surprendre le « gadin » – cerf en local.

Lorsque la rosée matinale s’évapore sous le soleil brûlant, l’espoir de ramener sur son épaule l’animal vaincu disparaît. Les apprentis chasseurs baissent leur garde et se rafraîchissent aux abords d’un cours d’eau, masquant à peine le bruissement d’un amas de feuilles de manguier quelques mètres plus loin. L’animal surpris par l’intrusion des hommes sur son territoire, d’ordinaire sauvage, émet un grognement au démarrage avant de poursuivre sa course folle en direction de la chaîne, effrayant au passage les chasseurs !

Le temps de se ressaisir et d’empoigner leur carabine, le cochon désormais trop loin, s’engouffre dans les buissons. Bredouilles mais hilares, les pisteurs remontent vers la table d’hôte pour le déjeuner. Dans la cuisine au feu de bois, la fumée imprègne les vêtements. Suspendus à leurs esses, les « saucissons de cerf maison » perdent peu à peu leur couleur rouge-sang pour brunir délicieusement et ravir les papilles d’une saveur métisse liant le gibier sauvage à un subtil parfum de noisette.

C’est autour d’un barbecue de brochettes de cerf et de « cochon sauvage » fumant – tendres, tout juste grillées et agrémentées de « soyo » – que prend fin la traditionnelle expédition des « chasseurs ». Une dégustation à l’ombre des bois noirs, au son du crépitement des braises, avec vue imprenable sur la savane et ses biches qui se montrent enfin !

Voh, authentique Coeur de Nature

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L’échappée belle se termine à Voh. Dans les sillons de l’ancienne piste minière, qui conduit au sommet du massif Katépaïk, la chaleur est cuisante.

Si le guide avait mentionné l’importance des réserves d’eau et de la protection solaire, c’était sûrement en dessous de ce qu’avaient envisagé les randonneurs !

Les joues rosies par l’effort, l’équipée progresse en rythme, guettant vainement, un coin ombragé, là où tout n’est que latérite, et maquis minier. Une heure plus tard, le panorama s’offre en récompense.

Du village de Témala, jusqu’au lagon, en passant par le massif du Koniambo : un camaïeu de vert et de bleu dessine des courbes parfaites avec une impression étourdissante d’infini. Puis, le regard s’ajuste, à la recherche du coeur de la mangrove de Voh – rendu célèbre par l’ouvrage « La Terre Vue du Ciel » de Yann Arthus-Bertrand. Comme par magie, il capte la lumière et se met à palpiter avec les Hommes.

Non seulement la région regorge de sites naturels exceptionnels, mais elle est surtout riche d’une population très accueillante, qui a apprivoisé la terre et les bêtes avec le plus grand respect.

Avec un coeur authentique, les stockmen de la région réservent au visiteur une formidable immersion dans une culture broussarde originale et trépidante. S’attarder quelques jours avec ces calédoniens, c’est découvrir un mode de vie qui les passionne et qu’ils partagent avec fierté.

Meilleurs chasseurs, meilleurs cavaliers, meilleurs saucissons... On en sourit et on se régale !
Les stock-men aiment leur Terre et la partagent !