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Présentation

La province Nord couvre une surface de 9 578 km2, soit plus de 50 % de la totalité du pays. Et son territoire s’étend de la Haute Poya à l’Ouest, jusqu’à Canala à l’Est.

L’île entière est traversée dans toute sa longueur par une chaîne montagneuse très étroite, ce qui en fait un territoire long (400 km) mais peu large (50 à 70 km maximum) à la forme d’un lézard. La Chaîne, riche et dense, est couverte de différents types de forêts selon l’altitude – le point culminant étant le Mont Panié avec ses 1 629 mètres –, et un grand nombre d’espèces végétales dont de nombreuses sont endémiques. Plusieurs routes transversales permettent de passer d’une côte à l’autre, mais nous vous recommanderons particulièrement d’opter pour la Koné-Tiwaka qui offre de magnifiques points de vue et aires de repos.

Enfin, la province nord se distingue par la multiplicité de ses paysages : chaque région est unique par sa géographie, mais on observe également des spécificités propres à chaque zone, créant ainsi des microrégions qui se singularisent par leurs spécialités culturelles ou économiques. Sur le plan de l'organisation administrative et coutumière, la province Nord compte 17 communes et 199 tribus, dont 191 regroupées en 28 districts coutumiers parlant autant de langues vernaculaires. Elle est par ailleurs divisée en 4 aires coutumières, chacune dotée d'un conseil d'aire.

Histoire

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Entrée très tardivement dans l’"Histoire", la Nouvelle-Calédonie n’en a pas moins connu un destin mouvementé : les ombres du bagne et de la colonisation, les guerres religieuses et géopolitiques, les espoirs d’un nouvel Eldorado, le dur labeur des pionniers, les soubresauts des "Événements"…
De cette Histoire, le Nord garde les traces, inscrites dans son paysage comme dans les cœurs des hommes.

Comme l'attestent les fragments de poteries Lapita (période de 1300 à 200 av. J.-C) découverts à Foué (près de Koné), les premiers habitants de Nouvelle-Calédonie remontent à environ 3 000 ans. Et durant l’époque suivante, Naia Oundjo, les Kanak seraient arrivés à leur tour sur le territoire. Ils maîtrisent alors l'art de la pierre polie, et fondent leur civilisation sur la culture de la terre (principalement ignames et taros).

Le 4 septembre 1774, l'explorateur anglais James Cook découvre notre île et la baptise "New Caledonia" en l'honneur de l'Écosse, car l’apparence des lieux lui aurait remémoré cette région de Grande-Bretagne dont il est originaire par son père. Il débarque au lieu-dit Balade sur la côte Nord-Est, À partir du milieu des années 1840, des missionnaires commencent à venir s'installer. Et la lutte s’avère âpre entre frères catholiques maristes et protestants du Royaume-Uni. Mais la Nouvelle-Calédonie est finalement proclamée colonie française, toujours à Balade, le 24 septembre 1853, par le contre-amiral français Febvrier-Despointes, sur l’ordre de Napoléon III.

Le 25 juin 1854, les militaires français fondent Port-de-France (Nouméa) pour servir de chef-lieu à la colonie. Une simple garnison qui deviendra rapidement une petite ville et prendra le nom de Nouméa le 2 juin 1866.

En 1864, la Nouvelle-Calédonie devient terre pénitentiaire et accueille 4 000 prisonniers et déportés politiques. Après la Commune de Paris (1871), l’île sert de lieu de déportation pour d’anciens communards condamnés par les conseils de guerre mis en place par le gouvernement Thiers.
Puis de la fin du XIXe au début du XXe siècle plusieurs tentatives de colonisation sont entreprises et de nombreux colons libres viennent s’installer avec leur famille, notamment dans le Nord, sur des concessions allouées par la France pour cultiver café, coton, riz et autres pommiers. Mais le succès n’est pas toujours au rendez-vous.
Alors que d’autres idées, comme les conserveries de Corned Beef de Ouaco, les eaux thermales de La Crouen ou le premier boom minier montrent les temps forts qu’a connu le Nord à la fin du XIXe siècle.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie rallie la France libre dès 1940 et devient à partir du 12 mars 1942 une importante base arrière américaine dans la guerre contre le Japon.
Après la guerre, la France abandonne le terme de colonie et abolit le code de l'indigénat. La Nouvelle-Calédonie devient un territoire français d’Outre-Mer en 1957, elle est désormais une entité unique au sein de la République Française.
En parallèle, le Territoire connaît une croissance économique rapide et importante grâce à l'exploitation de l'or vert. C’est le fameux "boom du nickel" des années 1970, dont la Calédonie devient alors le troisième producteur mondial.

Mais les années 1980 voient les tensions entre opposants et partisans de l'indépendance atteindre leur paroxysme, et les affrontements dégénèrent bientôt en insurrection quasi généralisée durant la période dite des "Événements" (1984-1988). La violence culmine en 1988 avec la prise d'otages d'Ouvéa. Un épisode douloureux qui pousse les deux camps et leurs dirigeants à négocier la signature des Accords de Matignon le 26 juin 1988, prévoyant la mise en place d'un statut transitoire de 10 ans devant se solder sur un référendum d'autodétermination pour que les Calédoniens se prononcent pour ou contre l'indépendance.

Cet accord est complété par l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998, qui prévoit une autonomie forte et un transfert progressif des compétences de l’Etat français vers la Nouvelle-Calédonie jusqu’au référendum d’autodétermination qui aura lieu entre 2014 et 2018. En cas de vote négatif, un second, puis éventuellement un troisième référendum pourront être organisés.
Aujourd’hui, toutes les communautés vivent paisiblement ensemble en Calédonie, aucune n’ayant pour autant renoncé à ses convictions…